La loi sur la mobilité passe. L’initiative Verte est maintenue

La loi sur la mobilité passe. L’initiative Verte est maintenue

Parlement - La droite retouche l'accord sur les transports. Les Genevois voteront sur l'initiative et le contreprojet en juin.

Après sept heures de débat, l'accord sur les transports, mis sous toit par un groupe interpartis, a été validé par le parlement en fin de soirée vendredi. Il a recueilli 57 voix (PLR, PDC, PS, quelques MCG et Verts) contre 33 non (UDC, EAG, quelques MCG et Verts), et 2 abstentions. Le texte a été validé, mais il a aussi été modifié. Que reste-t-il du compromis sur la mobilité? L'essentiel (lire nos dernières éditions) des mesures annoncées. Sur proposition du PLR, la majorité a simplement biffé la taxation du parking des deux roues motorisés au centre-ville. A gauche, le PS décide malgré tout de soutenir le texte, alors que les Verts se divisent: les uns le soutenant malgré tout, les autres le refusant. Corollaire: le parti maintient son initiative en faveur de la mobilité des transports publics, qui passera devant le peuple en juin.

Guerre d'usure

La messe est dite. Mais pourquoi a-t-elle autant traîné alors que le sens du vote final se faisait pressentir depuis longtemps? Pour des raisons qui n'ont rien à voir avec le sujet! Pour une partie des députés en effet, il s'agissait d'éviter de traiter un projet de loi prévu à l'agenda de la soirée prévoyant des recettes au budget 2016. S'il avait été accepté par le parlement, le budget aurait été encore plus mal parti qu'actuellement... Hasard ou pas, l'UDC et Ensemble à gauche avaient déposé une foule d'amendements, qualifiés de «pédagogiques» par son auteur d'EAG, Pierre Vanek, qui a longuement plaidé pour le maintien de l'initiative Verte, avant d'être soutenu par le député écologiste Mathias Buschbeck. Face à ce déluge inattendu, le rapporteur de majorité, le PDC Bertrand Buchs, a dû répondre aux questions… Au final, tous les amendements ont été écartés, mais, comme chacun sait, la pédagogie prend du temps…


Crise de nerf au MCG

Et n'oublions pas la crise de nerfs du MCG! Mis en minorité par son groupe opposé à l'accord, le député Stauffer, qui y était favorable, s'est battu pour obtenir la liberté de vote. Pour cela, explique-t-il en plénière, il a dû menacer de démissionner du parlement, «se livrant au passage à un spectacle lamentable», comme il dit. Eric Stauffer s'efforçait ainsi de contrer l'influence de Roger Golay conseiller national et président du parti, lequel aurait menacé, «suite à des contacts avec le TCS», de démissionner du MCG jeudi, si l'accord passait. Le ministre des Transports Luc Barthassat clôt la soirée. Il se déclare heureux du résultat final, bien qu'il ait été «grignoté par un amendement». Il donne en effet un cadre d'intervention à l'Etat, car en matière de transport le coup par coup ne suffit plus», explique-t-il.

(TDG)

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Invité
dimanche 15 décembre 2019